Le blog de Romain NOUAR

Secrétaire Fédéral du PS, 1er adjoint, Ardennes.

Ce que les Ardennais doivent savoir…

Posté par romainnouar le 8 février 2010

Ce que les Ardennais doivent savoir…

Chers amis,chers camarades

Pour une équipe sortante qui brigue un nouveau mandat, il est naturel que les électeurs s’intéressent

-d’une part, à un premier point : le bilan du  mandat précédent.

-et d’autre part, à un second point : le projet pour le mandat suivant.

A  ce stade de la campagne, il est normal que les  militants politiques s’expriment.

Mais d’abord, quelques propos de précaution.

Ceux qui vivent la politique de façon partisane pour ne pas dire sectaire, sont généralement enfermés  dans un pour ou contre

systématique, qui conduit  inévitablement à  des commentaires soit élogieux, soit dénigrants.

Dans les deux cas, comme bien souvent, la réalité des faits est éloignée de ces commentaires, ces derniers perdent toute crédibilité.

Or « la démocratie appliquée » c’est de convaincre par des  éléments  vrais et concrets,ce n’est  pas d’abuser les électeurs avec des inepties.

Par ailleurs,les  Français ne sont pas dupes.

Les Français sont pris dans une réalité difficile et voient d’un œil las ces jeux stériles.

j’ajoute  qu’Il faut avoir le courage de dire ce qui est insuffisant pour pouvoir se féliciter de ce qui est satisfaisant.

Ceci étant dit,  Je vais vous dire mon sentiment sur le premier point : Le bilan du mandat précédent.

Un bilan fait le point aussi bien sur les comportements que sur les actions des élus.

D’abord, en quelques mots, mon avis sur nos élus régionaux Ardennais.

Au bout du bout, l’avis sur les élus est lié à celui qui est porté sur le premier d’entre eux.

c’est le  Président qui donne le ton et résume l’avis sur le groupe.

Jean-Paul BACHY a été incontestablement à la hauteur de ses fonctions de président de région.

Nous le savions honnête et compétent, nous l’avons découvert disponible, engagé, ouvert,

Il a traité chacun des quatre départements selon les principes de l’équité.

Les Ardennais, pour leur part,  n’ont  pas  eu à se plaindre des arbitrages régionaux.

Ajoutons qu’il est un des rares élus qui ce soit  consacré à  un  mandat unique.

Personne n’étant sans défaut, il y a deux ombres à ce  tableau :

Un, il était en droit d’exiger plus d’investissement personnel de la part de certains élus notoirement peu investis :  il avait fait le

choix de se taire pour préserver l’unité, je crois qu’ il  aurait dû  rugir au lieu de ruminer.

-Deux,  le rôle de la région, à l’échelon local, n’a pas été rendu suffisamment lisible; en conséquence de quoi de très nombreuses

réalisations financées par  la région ne sont pas rattachées directement à l’actif de son bilan.

Ensuite, en  grandes lignes, mon avis sur les actions de la région

La vérité oblige à dire, que l’on ne peut pas résumer les actions de la région, sur une période de six ans, en quelques  lignes.

Les attributions régionales sont nombreuses allant du développement économique  à la culture en passant par l’agriculture, les

transports, le tourisme, l’environnement, la formation professionnelle, les lycées, la santé, l’enseignement supérieur, la  recherche.

Pour autant, sur chacune des grandes attributions de la région on trouve de la cohérence,  la volonté d’avancer, de

l’intelligence.

Arrêtons-nous  un instant sur le développement économique et l’emploi qui  intéressent les Ardennais au plus haut point.

Combien d’Ardennais savent que la région s’est investi  dans les secteurs suivants :

-L’aménagement et l’extension des ZA  ( Bogny, Buzancy, Givet,Glaire,Mouzon…) ,

-La Réhabilitation des friches(Charleville-M, Nouzonville, Renwez…),

-Les aides  aux PME à l’export.

-Les aides aux PME pour leur développement à l’international

-Le Parc d’activités  de Bazeilles.

-Le Soutien à la recherche au développement et à l’innovation des entreprises (plus de25 PME)

-Les Aides à l’économie sociale et solidaire

-La mise en place des Prêts régionaux à la transmission et à la reprise d’entreprise.

Le travail que l’on constate dans ce secteur on le retrouve également ailleurs, notamment vis à vis de l’agriculture.

Alors tout est parfait !

Non, voilà  ce que je crois être  un  point faible sur le champ économique.

Dans  ce contexte de  crise, le soutien  de l’emploi passe par le soutien des entreprises qui

ont du mal à obtenir des financements auprès des banques.

la création d’une « garantie régionale » auprès des banques aurait été innovante et salutaire.

Le sujet est encore d’actualité, il n’est jamais trop tard pour bien faire

Bien  Amicalement

Romain  NOUAR

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Blum, Mandel un tête à tête interrompu…

Posté par romainnouar le 5 février 2010

Chers Amis, chers camarades, je vous invite à partager une page de notre histoire.

Blum, Mandel  un tête à tête interrompu…

Léon Blum et Georges Mandel  ont été emprisonnés et placés  ensemble en 1943, en

Allemagne, prés de buchenwald.

Tous les deux livrés par Pétain aux allemands.

Le premier était arrivé en avril 1943, le second  en mai de la même année.

Ils passèrent ainsi plusieurs  mois, partageant un même espace, sous la surveillance

permanente  des  militaires allemands.

Ils seront séparés un peu plus d’un an plus tard.

Ces deux personnages historiques, unis par  l’amour de la France, avaient des références

politiques différentes.

Pour Blum la figure tutélaire  c’était  Jaurés, pour Mandel : Clémenceau.

Jean-Noel Jeanneney, historien, vient de publier un livre intitulé « L’un de nous deux »

dans lequel  il revient sur la rencontre de ces deux personnages.

A partir d’archives, il reconstitue un dialogue « imaginaire » qui mérite  notre intérêt.

Autant de réflexions sur l’exercice du pouvoir, les hommes, l’histoire…

Voici quelques extraits  que vous pourrez  retrouver dans ce livre

-Mandel :

- les promesses inconsidérées sont le plus grand poison  pour la république

-on est toujours comptable du mal accompli quand on ne rompt pas radicalement

-il ne faut pas confondre la pureté et la faiblesse

- le désordre opprime d’abord le faible

- Staline est un despote sanglant. Stalingrad  n’y change rien

Blum :

-(après la guerre), il faudra demain chasser tous les indignes de la vie publique, mais refuser ces représailles qui dégradent tout le monde.

-on peut faire obéir les hommes sans les humilier.

-si j’avais décidé l’intervention en Espagne mon gouvernement aurait éclaté( …), et  les réformes sociales compromises.

- l’homme seul est en mauvaise compagnie.

Ce  dialogue  sera interrompu en 1944, les deux hommes seront séparés.

Cette séparation, l’un et l’autre  l’attendaient.

Ils  savaient qu’ils pouvaient  servir de monnaie d’échange ou  être le sujet de représailles.

Le 28 juin 1944  les résistants abattent Henriot, membre du gouvernement de Vichy.

En représaille, Mandel sera  renvoyé en France et  assassiné par la milice en juillet 1944.

Blum, plus chanceux, sera libéré par les alliés en mai 1945

Je vous souhaite une bonne  lecture

Bien amicalement

Romain NOUAR

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Le Droit au Travail … une idée à redécouvrir,

Posté par romainnouar le 26 janvier 2010

Le Droit au Travail … une idée à redécouvrir,

Nous assistons à la disparition progressive de  nombreux  emplois  qui ont  fait l’histoire industrielle

de nos territoires.

Les dégâts  présents  sont déjà importants et il faut redouter ceux qui  sont  pressentis.

Les causes de cette destruction de l’emploi sont connues.

Citons les plus marquantes :

-d’une part, la concurrence  des pays à faible coût salarial dans le cadre d’une mondialisation

néolibérale

-et d’autre part,  l’absence  de conversion  économique.

Pour autant, Je pense que cette situation  est à mettre sur le compte d’une responsabilité  beaucoup

plus  large.

Certes, l’essentiel  n’est plus dans la dénonciation des  causes, le mal est fait.

Ce sont nos actions présentes et futures qui comptent : ré-industrialisation, conversion écologique,

montée en gamme, diversification…

Mais, je voudrais  évoquer  une idée oubliée : «  Le Droit au Travail ».

Cette idée n’est pas nouvelle, je le sais, elle était  déjà  au cœur des  exigences  de la révolution de

1848, les historiens nous disent : « le peuple en arme demandait le droit au travail … »

A mes yeux,  Les Révolutionnaires de 1848, injustement oubliés par l’histoire, voyaient  clair.

Ledru-Rollin disait : « Le droit au travail, c’est la république appliquée ».

Dans un état républicain c’est le peuple qui est souverain.

Chaque citoyen  porte une partie de cette souveraineté.

Naturellement, cette souveraineté  s’accompagne de droit et de devoir.

Pour les citoyens en état de travailler, il y a  « un devoir à travailler » pour autant  il devrait y

avoir aussi  « un droit au travail ».

Pourquoi cette idée du Droit au Travail a-t-elle était oubliée ?

Parce que cette idée fait peur.

Elle fait peur  pour, au moins, deux raisons :

-D’une part, elle introduit une obligation de résultat vis-à-vis de  tous ceux qui aspirent aux responsabilités politiques.

Sans obligation de résultat, Il est  infiniment plus facile aux « politiques » de tous bords de promettre du travail, avant une élection, sans être obligé de tenir une fois élus.

-Et d’autre part, elle impose une redéfinition complète de notre organisation socio-économique collective.

Les temps présents, les perspectives, nous  indiquent  que nous ne gagnerons  pas la bataille de l’emploi  ni celle de la justice sociale sans aborder cette  question de la réorganisation  collective de la société.

En alliant la Démocratie et le Droit au Travail on crée les conditions de l’émergence de politiques

nouvelles  mais aussi d’hommes  et de femmes politiques différents, responsables.

C’est pourquoi  Il faut  mettre à l’ordre du jour et légitimer  la question du Droit au travail.

Qu’on se rassure, je ne suis pas en train de préconiser  le retour  au collectivisme liberticide.

Je suis  pour une  Social-démocratie  décomplexée et audacieuse qui  assume  de porter  le principe

« du Droit au Travail » dans le cadre Républicain.

Pour cela il faut aller  au  bout  de nos  idées en matière, de partage du temps de travail, de sécurité

professionnelle, de formation,  de régulation, de planification,  de protection économique

par les normes et la fiscalité…

le projet d’une société ou chaque citoyen disposerait  d’un travail  qui lui garantirait  l’autonomie et

la dignité est un très grand projet collectif, capable de susciter l’enthousiasme.

C’est l’enthousiasme qui  soude et mobilise une collectivité humaine.

Bien Amicalement

Romain  NOUAR

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Les Mots et les Choses… de Manuel SANCHEZ

Posté par romainnouar le 15 décembre 2009

Chers Amis,  Chers Camarades,

Quand je mets un texte sur mon blog c’est toujours avec l’intention d’ouvrir ou de prolonger un

débat avec vous.

Parfois un commentaire   surgit  en réaction à une idée exprimée en  quelques   mots.

Il en est ainsi pour  le dernier texte que j’ai publié sous le titre de « combats d’hier et de demain ».

Où  j’évoque la question  «  du  Droit de Vote des étrangers ».

Manuel,un camarade,  m’a adressé  un commentaire dense, stimulant, et émouvant.

Je  prends la décision  de  publier son texte en  intégralité sur mon blog.

D’abord, parce que j’adhère totalement au contenu.

Mais aussi, parce que L’histoire de L’Espagne Républicaine est proche de moi.

Le texte de Manuel  atteste d’une fidélité à  un héritage de dignité, comme  un fils  peut prolonger

la promesse du père.

Bien Amicalement

Romain NOUAR

Cher Romain,

J’avais écrit un modeste texte concernant le vote des étrangers

ton dernier mail me conduit à te l’envoyer.

Amicalement.

Manuel SANCHEZ

Les mots et les choses

« Liberté, égalité, Fraternité ». Trois mots exaltants. Trois idées magnifiques.  J’entends soudain « Words, words. words «  (des mots, des mots, des mots)  hurlés par  l’impétueux Hamlet constatant un défaut de réalité. « Paroles, paroles, Paroles » chantées par  la mélancolique et sincère Dalida, amie de François Mitterrand qui s’empressait d’ajouter avec amertume: « toujours des mots, rien que des mots. Des mots magiques des mots tactiques qui sonnent faux ».

Les socialistes ont réussi dans leur combat pour la parité à « compenser » le désavantage lié au fait d’être femme en politique en faisant voter des lois favorisant l’accession des femmes aux responsabilités. Mais aujourd’hui les belles âmes s’insurgent quand il s’agit de mettre en oeuvre des mesures réparatrices d’injustices évidentes à l’égard des minorités visibles notamment .

S’opposer à la discrimination positive  et ironiser sur la droite sarkozyste en l’accusant à juste titre de se servir pour sa communication de quelques personnalités appartenant aux minorités visibles ne règle pas le problème de la sous-représentation (c’est un euphémisme) des populations issues de l’immigration « typée » au Parlement et même au Parti Socialiste.

A force de nier l’évidence , nous nous coupons d’une bonne partie de la population et nous nous discréditons par notre idéalisme de salon en décrétant républiquement que seul le mérite prévaut ou doit prévaloir dans la République Française. Qui croit encore  que  seul le critère de  compétence  avérée guide nos choix pour les candidats aux élections? L’autre critère mis en avant pour promouvoir un candidat aux élections est celui de ses chances de réussite.

Il n’y aurait donc aujourd’hui pas ou peu de gens compétents ou méritant chez les minorités visibles ayant des chances de réussir. Permettez-moi d’en douter.

A l’heure de la mondialisation, en tant que socialistes, nous avons un devoir  de cohérence en prenant à bras le corps le problème de la sous-représentation de la diversité sociale, ethnique. Pas par calcul électoraliste mais simplement parce que nous sommes socialistes. Car la mondialisation (pas celle de la circulation des marchandises mais celles des hommes) est une réalité qui s’exprime depuis fort longtemps au coeur de nos cités. Cette mondialisation, elle est colorée, multi-ethnique.   Alors que les médias bien-pensantes nous la présente comme un problème pour la République, elle est une richesse en énergie, en créativité et en intelligence.  Exclue des sphères décisionnelles, cette population revendique légitimement le droit d’exister. Cette situation me rappelle celle des plébéens de la Rome antique qui  luttant pour leur subsistance autant que pour leur droit et leur liberté menaçaient   de faire sécession et de fonder une cité rivale de Rome si on ne leur attribuait  pas de nouveaux droits politiques. La situation de l’étranger résidant depuis de nombreuses années en France ou celle de ses enfants ressemble à la situation des plébeiens à Rome avant l’année 491.

Pour  favoriser et promouvoir la diversité, je pense qu’il  faut  agir en amont en donnant le  droit de vote aux élections locales  aux étrangers résidents en France depuis un certain nombre d’années. Je me rappelle la fierté de mon père réfugié espagnol votant pour la première en 1969. « Je vote donc j’existe »

Malheureusement  défendre cette idée du vote des étrangers n’est plus  aujourd’hui politiquement correct,  électoralement parlant. Osons afficher notre différence.

Etre socialiste c’est mener un combat pour les idées progressistes sur le plan social. Les getthos en France existent. On ne naît pas noir ou arabe à Sarcelle ou à Revin, on le devient. Le citoyen blanc disposant de revenus suffisant et d’une éducation civique convenable ne voit évidemment pas cette caractéristique   comme essentielle. Il a raison, elle ne l’est pas pour lui ni même en soi . Pourtant celui qui est « devenu » noir et « arabe» dans le regard des autres à force d’humiliation et d’exclusion, lui  ne sait que trop qu’il est noir  ou arabe. Il le constate quotidiennement lorsqu’il cherche un travail  un logement. ou qu’il milite dans un parti politique français.  Les oubliés de la République existent. D’ailleurs   ils ne sont pas tous « colorés » ou « étrangers » non- votants. Le parti socialiste en tant que parti de la justice sociale ne doit pas éluder la question de la diversité sociale et ethnique au sein même du Parti et se doit (si le qualificatif « socialiste signifie encore quelque chose)  de mettre en adéquation les actions avec  les maux (et les mots).

Quelle horreur de constater que la dernière Miss France élue dénommée Malika ait dû justifier son prénom par la grande ouverte d’esprit de ses parents mais    déclarer  qu’elle était « Cent pour cent française ». (comprendre: « sang pour sang » française.

Quant à moi,  J’ose déclarer  que je suis «  cent pour cent socialiste » et cent pour cent pour le vote des étrangers. Soyons fiers d’être socialistes mais prouvons-le par du  courage et de l’audace.  Vive la France de Jaurès!

Je voudrais en conclusion citer  un texte  de l’historien  Fernand Braudel de 1982 (L’identité de la France): « Ainsi  une France bigarrée, haute en couleurs, c’est par quoi doit débuter toute histoire « sincère » de la France. Sans fin, cette France plurielle sous-jacente aura contredit la France une qui la domine, la contraint, essaie de gommer ses particularismes tout en concentrant sur elle-même, abusivement, les lumières de l’histoire. ».

Manuel  SANCHEZ

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Les combats d’hier et de demain,

Posté par romainnouar le 13 décembre 2009


Chers Amis, Chers Camarades,

De Novembre 1979 à Novembre 2009, cela fait  trente ans.

A peine  trente ans, devrai-je dire,  que la Loi sur l’interruption volontaire de grossesse (IVG) a été

définitivement  adoptée par le parlement.

C’est l’occasion d’y revenir.

Il  faut rappeler  que la conquête de ce droit s’est faite  après des années de luttes.

Ces luttes furent acharnées et multiformes.

Par la mobilisation militante, les féministes signant : le Manifeste des 343.

Par la médiatisation judiciaire, Gisèle Halimi assurant  la défense d’une adolescente poursuivie pour

avortement.

Plus loin, dès 1949, Simone de Beauvoir,  en publiant « Le deuxième sexe »  qui suscitera une

polémique  féroce.

Plus tard, en 1974, Simone Veil, Ministre de la Santé, chargée de l’adoption de la Loi, allait

découvrir,  au cours des débats à l’Assemblée Nationale, la virulence  et l’opposition de nombreux

parlementaires  issus de  son propre camp.

Elle fut littéralement inondée de  propos orduriers et insultants tenus par des élus déchaînés.

Et les Socialistes dans tout cela ?

les chiffres sont là pour nous rappeler la réalité des faits.

A l’Assemblée, on  dénombrait  490 Députés, la Droite  y était  largement majoritaire.

« Oui mais », le texte en première comme en seconde lecture ne sera  adopté que grâce  au vote

des  Socialistes et des communistes.

Seul  le tiers  des membres de la majorité  de Droite  avaient suivi  Simone Veil.

-Première promulgation en  Janvier 1975 : 284 voix pour (dont 102 Socialistes), 189 voix contre.

-Deuxième lecture en Novembre 1979 : 271 voix pour (dont 113 socialistes), 201 voix contre.

Il suffit  de retirer les voix des Socialistes pour mesurer leur rôle.

Il n’est pas exagéré  de dire, que sans l’engagement unanime des Socialistes, cette loi n’aurait jamais

vu le jour à cette époque.

Et ailleurs ?

Pour en parler rejoignons Steven  Levitt.

J’ai découvert cet économiste  Americain  en 2006, à la suite de la publication de son livre

intitulé : FREAKONOMICS (que je vous recommande au passage).

Dans des sociétés comme les nôtres ou l’on vit avec  le primat de l’économie et la culture de la

sécurité.

Steven Levitt s’était  intéressé  aux liens entre la légalisation de l’IVG  et la baisse de la  criminalité.

Le travail d’analyse de Levitt s’appuyait sur les travaux de chercheurs  Américains.

Ce qui en résultait :

Quand la loi donne aux femmes la liberté de poursuivre ou d’interrompre une grossesse,

Les femmes  adoptent l’attitude la plus appropriée selon leur  situation.

Pour les mères, assurer un environnement sécurisant et propice à l’épanouissement de l’enfant

apparait  être  l’élément déterminant.

En revanche, dans les situations  ou la loi interdit l’interruption volontaire de grossesse, les enfants

non désirés, nés dans un contexte difficile, (précarité, viol, couple instable,  toxicomanie,

mère isolée, voire immature…), présentaient  de  plus grands risques de basculer dans la criminalité

(carences éducatives, isolement, milieux propices à la délinquance…).

Steven Levitt écrit,

Extraits : « les états présentant le plus fort taux d’avortement dans les années 70 ont connu

les plus nets reculs du crime dans les années 90…, ce sont les enfants présentant le plus fort risque

de basculer dans la criminalité qui avaient disparu de cette génération».

Aujourd’hui, en France , on compte, en moyenne,  200 000 interruptions  volontaires de grossesse

par an.

Quarante pour cent des femmes y ont recours durant leur vie.

Les étudiants en médecine des années 50, 60, 70 devaient  apprendre une question

incontournable  pour la préparation des  concours d’internat : « l’avortement septique »

autrement  dit  l’avortement non médicalisé avec son cortège de complications funestes

( hémorragie,  perforation,  septicémie, péritonite, stérilité, décès).

On s’en éloigne, tant mieux.

D’autres  engagements  nous attendent :   « le Droit des malades en fin de vie, le Droit de vote des

étrangers… »

Les  Socialistes sont attendus sur ces questions, on en parlera.

Bien  Amicalement,

Romain  NOUAR

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