Entre vote d’adhésion et vote de rejet…
Chers amis, chers camarades
L’observation des résultats des campagnes antérieures nous enseigne que la victoire électorale est liée soit à un mouvement
d’adhésion à un camp, soit à un rejet du camp adverse.
Bien entendu, selon l’une ou l’autre de ces configurations, le succès ne porte pas le même sens et n’ouvre pas les mêmes
perspectives au camp victorieux.
Si on veut une démocratie appliquée, il est légitime de vouloir gagner une élection à partir d’un vote d’adhésion.
Puisque dans ces conditions, le camp victorieux a le droit et le devoir d’appliquer le programme politique sur lequel il a
gagné, celui-ci valant « contrat » passé avec les électeurs.
En revanche, gagner à partir d’un vote par rejet, c’est le choix par défaut.
Ce choix par défaut nuit à la légitimité.
De fait, l’application d’un programme non validé, clairement, par le choix des électeurs, soulève un problème de légitimité.
La victoire peut suffire à ceux qui ne sont pas très regardants sur les principes, mais cela n’est pas satisfaisant sur le plan démocratique.
Cette exigence est une expression de la démocratie appliquée.
Ce qui nous ramène à la question centrale:
« il faut fonder la victoire sur le contenu du projet politique soumis aux électeurs.»
Un projet comprenant des engagements précis et lisibles qui contraste avec les généralités qui ne motivent personne.
L’étape terminale étant la communication et la promotion du projet au plus grand nombre d’électeurs.
Voilà sur quoi doivent se concentrer les militants et les candidats des partis de la coalition de gauche sortante dans les semaines restantes.
Bien amicalement
Romain NOUAR