Une autre politique est possible…
Chers amis, chers camarades
Nos territoires sont entrés dans une zone de très grande dangerosité.
Je ne vois que deux politiques possibles, celle de la résignation ou celle du changement.
La politique de la résignation se présente sous l’aspect familier de la continuité.
C’est celle de ceux qui attendent que cela passe.
Ceux qui pensent que l’on pourra faire demain comme nous avons fait hier.
Les résultats de cette politique sont connus, ils sont là : « ce sont des entreprises qui ferment »
Ces fermetures sont à l’origine d’une spirale de déclin qui s’étend bien au-delà des entreprises qui
meurent.
Pertes d’emploi, baisse des ressources, chute de la consommation, fermeture des commerces en
aval, départ hors des Ardennes, déclin démographique, baisse des dotations aux collectivités,
réduction des services publics : fermetures de classes, postes, etc …
Il n’est pas nécessaire de s’étendre ni d’insister, la leçon de choses est quotidienne.
La racine du mal est dans cette politique de la résignation.
Que faire ?
Une seule solution : mettre en place le changement à travers « une politique d’implication locale ».
Une politique interventionniste, fondée sur la coopération étroite entre les entreprises et les élus.
Je ne parle pas de la politique des communiqués de presse, des visites médiatisées aux entreprises agonisantes, des protestations vaines.
Non, je parle d’une politique qui participe de façon effective au sauvetage des entreprises que la crise a fragilisées.
Aujourd’hui, cette politique n’est pas appliquée.
Pourquoi ? Est-ce une question de moyens ?
Non, les ressources existent.
Entre fonds territoriaux, nationaux et européens, ce n’est pas une question de moyens.
Alors, où est l’insuffisance ?
C’est avant tout une question d’hommes, de prise de conscience, de responsabilité et de volonté.
La mise en place de cette autre politique nécessite trois choses :
un, ne plus perdre de temps avec les arguments de ceux qui se défaussent
-ceux qui rejettent la responsabilité sur d’autres (des élus d’un camp sur l’autre)
-ceux qui expliquent que l’économie est en dehors de leur champ de compétence (Région, Département, Communautés…)
-ceux qui minimisent voire nient la réalité des faits.
-ceux qui attendent que les choses s’arrangent d’elles-mêmes.
Deux, faire avec tous les Ardennais responsables
-ceux qui partagent cette conviction de la gravité et de l’urgence de la situation.
-ceux qui acceptent d’assumer l’action et la responsabilité qui va avec
-trois, mettre en place les outils nécessaires
-d’une part, une structure de veille opérationnelle qui fait le lien entre les élus et les entreprises.
-et d’autre part, un fonds , d’intervention, de garantie, voire de prise de participation.
En dehors d’une politique interventionniste, nous allons droit dans le mur.
Et cela, personne ne peut l’admettre.
Il faut rompre avec cette politique de la résignation qui fait tant de mal.
« on est toujours comptable du mal accompli quand on ne rompt pas radicalement »
Bien amicalement