Chers amis, chers camarades
Les agences de notation financière jouissent d’une arrogance que rien ne justifie sinon l’assurance de l’impunité.
Hier, les agences de notation distribuaient des triples AAA à tous les produits dérivés « pourris » vendus par les banques.
Ces produits dérivés qui furent à l’origine de la crise financière que nous vivons.
Aujourd’hui, ces mêmes agences baissent la cotation des États.
Et ces États vont devoir emprunter auprès des banques à des taux plus élevés.
Après des manquements graves dans l’évaluation de la qualité des produits dérivés, les agences s’attaquent aux États et par conséquent aux peuples.
Pour l’avoir déjà dit et quitte à me répéter : oui, il y a une alliance objective entre les agences de notation et les spéculateurs de tous bords pour se gorger d’argent sur le dos des peuples et des Etats.
Jusqu’où allons-nous accepter cette instrumentalisation de l’intérêt commun par l’oligarchie financière.
La dette peut-être traitée en revenant sur le contenu de l’article 123 du traité de Lisbonne.
Le reste c’est du vent.
Il faut prendre ces actes pour ce qu’ils sont : du banditisme financier.
Je rejoins l’avis de nos camarades du front de gauche:
« La guerre entre la finance et le peuple est déclarée. Chacun doit choisir son camp, sans tergiverser »
En attendant, lisez ce poème de Victor Hugo et écoutez la chanson de Jean Ferrat !
Si vous ressentez un peu plus qu’un frisson à la lecture de ce poème et à l’écoute de cette chanson, alors vous êtes encore vivants… et rien n’est perdu.
Nous sortirons de cette impasse.
La France ne se résume pas au triple AAA…
Bien amicalement
Romain NOUAR
France ! à l’heure où tu te prosternes, Victor HUGO (1802-1885)
France ! à l’heure où tu te prosternes,
Le pied d’un tyran sur ton front,
La voix sortira des cavernes
Les enchaînés tressailleront.
Le banni, debout sur la grève,
Contemplant l’étoile et le flot,
Comme ceux qu’on entend en rêve,
Parlera dans l’ombre tout haut ;
Et ses paroles qui menacent,
Ses paroles dont l’éclair luit,
Seront comme des mains qui passent
Tenant des glaives dans la nuit.
Elles feront frémir les marbres
Et les monts que brunit le soir,
Et les chevelures des arbres
Frissonneront sous le ciel noir ;
Elles seront l’airain qui sonne,
Le cri qui chasse les corbeaux,
Le souffle inconnu dont frissonne
Le brin d’herbe sur les tombeaux ;
Elles crieront : Honte aux infâmes,
Aux oppresseurs, aux meurtriers !
Elles appelleront les âmes
Comme on appelle des guerriers !
Sur les races qui se transforment,
Sombre orage, elles planeront ;
Et si ceux qui vivent s’endorment,
Ceux qui sont morts s’éveilleront.