Chers amis, chers camarades
La dette revient au-devant de la scène politique.
Avec l’austérité pour solution.
Les récitants de fadaises et les bénéficiaires de l’application des dogmes libéraux se gardent bien de parler du fond.
Pourtant, il n’est pas inutile de rappeler les origines de la dette publique.
Avant 1973,
Le financement de l’État et d’autres institutions publiques se faisait, directement, auprès de la Banque de France.
Moyennant quoi, ce type de prêts n’occasionnait pas de coûts sous forme d’intérêts à payer puisque la Banque de France appartient à l’état.
Après 1973,
On va appliquer la loi du 2 janvier 1973.
Cette disposition légale, prise par le gouvernement en place, va interdire à l’État de se financer directement auprès de la Banque de France.
Dans ces conditions, la Banque de France va perdre ce que l’on appelle: la création monétaire.
Désormais, l’État va être obligé de se financer auprès des banques privées aux taux des marchés.
Au final, les banques privées vont créer de la monnaie, se financer à des taux bas, et prêteront ce même argent à l’État à des taux plus élevés.
À partir de cette période, dès 1974, on observe un accroissement de l’endettement de l’État.
Les principes de cette Loi de 1973 vont être repris dans le Traité de Maastricht du 7 février 1992 (article 104) puis dans le Traité de Lisbonne du 13 décembre 2007 (article 123).
Combien de temps faudra-t-il attendre avant que l’on mette un terme à cette mécanique infernale.
À force de matraquage médiatique, on tente d’accréditer l’idée, selon laquelle la solution au problème de la dette c’est la ” réduction des dépenses publiques et sociales”.
En revanche, peu de place à la loi de janvier 1973 et l’article 123 du traité de Lisbonne.
Nous devons nous emparer de cette question pour ne pas subir la propagande oligarchique.
En attendant, regardez cette vidéo !
Étienne Chouard poursuit inlassablement un travail pédagogique sur cette question.
Il a préfacé un livre très instructif : La dette publique est une affaire très rentable.
Bien amicalement.
Romain NOUAR