Chers amis, chers camarades
Frédéric Lordon fait partie des économistes atterrés.
Pour autant, il n’a rien d’un économiste à terre.
Il multiplie les interventions à visée pédagogiques.
Son but, rendre lisible les mécanismes profonds de la finance débridée et du libre échange.
Définir la vraie ligne de clivage entre la droite et la gauche est un de ses angles d’attaque.
Identifier les vrais marqueurs de la gauche.
Pour beaucoup, les étiquettes des partis politiques suffisent à établir les la distinction entre la gauche et la droite.
En vérité, nous le savons, les étiquettes sont devenues des alibis commodes.
Elles garantissent la quiétude tout en dissimulant la paresse intellectuelle.
C’est cette paresse intellectuelle qui conduit à accepter comme des « lois naturelles » :
- le libre échange.
- la finance dérégulée.
Ces mêmes lois qui peuvent conduire à une acceptation partagée par la droite et la gauche
- du déséquilibre du partage de la valeur ajoutée.
- des délocalisations.
- de la restriction des services publics.
- de la régression sociale.
Frédéric Lordon nous invite au discernement et à l’observation du contenu des politiques.
Ce qu’il appelle « la dialectique du cadre ».
La gauche sera réellement distincte de la droite, si elle remet fondamentalement en cause :
- le libre échange généralisé.
- la finance dérégulée.
- le modèle économique européen.
Je vous invite à lire : la crise de trop, et fermer la bourse.
En attendant, regardez cette vidéo !
Bien amicalement.
Romain NOUAR
Jean Duterte a dit:
Très bien de contribuer à faire connaître les thèses de F Lordon et Sapir.
Il faut noter qu’elles sont (comme celles du Front de Gauche), loin encore d’influencer le PS en profondeur.
Cela est encore révélé par l’abstention des députés PS français au parlement européen lors du vote sur les deux traités ultra-libéraux que Sarkozy veut faire voter le 21/02/12 en France.
Et Hollande n’a rien dit sur ce point dans sa critique des referendums de Sarko.
On attend plus que des mots dans la guerre à livrer contre la finance.
romainnouar a dit:
Cher Jean
J’entends ton commentaire et je comprends ton impatience.
Si tu as consulté le blog, tu peux voir qu’à la place qui est la mienne, je travaille pour la diffusion des idées de: F. Lordon, J. Sapir, E. Todd, P Canfin et d’autres.
Mais tu sais comme moi que cette bataille contre la finance exige des candidats un niveau de caractère et de courage hors du commun.
En revanche, les batailles symboliques et sociétales sont plus commodes et moins exigeantes.
A notre niveau on ne peut pas imposer une idée autrement que par la conquête des esprits.
Amitiés.
Romain