Chers amis, chers camarades

À la veille des deux grands rendez-vous électoraux de 2012  on voit se multiplier les commentaires.

Certains sont centrés sur le bilan de la majorité sortante.

D’autres  concernent  les projets des partis aspirants au pouvoir.

Il est compréhensible que l’observation des  résultats des politiques économiques et sociales antérieures influence les projets.

Moins de niches fiscales, plus d’enseignants, plus de policiers, plus de crédits aux entreprises,  tout cela s’entend.

Mais sur le fond, tout se pense et se conçoit dans un cadre défini indiscuté.

Celui d’une France « désarmée », dans une Europe libre-échangiste.

Avec une économie dominée par la finance débridée.

L’ensemble coiffé par le verrou de l’Euro comme monnaie unique.

La crise actuelle a rendu visibles des vices fondamentaux nichés , au moins, dans deux articles.

L’article 123 du traité de Lisbonne et l’article 63 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne.

Le premier qui interdit aux États de se financer, directement, à moindres frais,  auprès de la BCE.

Le second qui levait toutes les restrictions aux mouvements des capitaux.

Inutile de revenir, longuement, sur les raisons qui ont procédé à ces prises de décision.

Ils font partie de toute la propagande néolibérale qui avait un objectif à peine dissimulé:

« Mettre en place les outils juridiques asservissant les États et favorisant la rentabilité du capital en faveur de l’oligarchie » 

Mais il y a également la part de ceux qui voulaient aller vers un fédéralisme furtif.

Comme projet politique, le fédéralisme est louable dans son intention de paix entre les peuples.

En revanche, par défaut de prise en compte des mécanismes associés à la mise en place de l’Euro (transferts budgétaires, mobilité des travailleurs, protection aux frontières de l’union…) c’est tout le projet qui doit-être repensé.

En d’autres termes, peut-on sortir de la crise sans sortir du cadre libre-échangiste, financiarisé, et contraint par une monnaie unique  (sans  solidarités budgétaires) ?

Pour faire le point sur ces questions, je vous invite à lire Jacques Sapir : Faut-il sortir de l’Euro ?

En attendant, regardez cette vidéo !

Bien amicalement.

Romain NOUAR