Martine Aubry, Présidente en 2012, malgré les vents contraires…

Chers amis, chers camarades
Je connais de nombreux de militants de gauche et de citoyens qui jugent incompréhensible le spectacle des ralliements de ces derniers jours.
Tous les perdants du premier tour, malgré leurs credo différents, se rallient à la même personne.
Bien sûr, il y a l’argument du vote utile et la nécessité du rassemblement.
Il n’en demeure pas moins que cette attitude soulève un questionnement, voire de la suspicion.
Dans ces conditions, peut-on parler de ralliement, de modus vivendi, de collusion.
Le choix de l’épithète, le plus approprié, est directement lié au degré d’information sur la réalité des choses.
Les informations que je reprends dans ce billet devraient en partie éclairer la situation.
Si elles sont passées inaperçues, pour autant, elles ne sont pas secrètes.
Ces informations sont disponibles sur le net et non pas fait l’objet de contestation.
Je vous laisse le soin d’apprécier !
À propos du ralliement de Valls (5,63 % des voix) à Hollande
Manuel Valls déclarait, en novembre 2010, à propos des primaires: « Le candidat de la gauche ne peut pas être issu d’une entente. Il doit tisser un lien direct avec les Français ».
Par ces termes, il en appelait à la transparence de l’information et à la loyauté vis-à-vis des électeurs.
Qu’en est-il de l’application de ces principes dans la pratique ?
Voilà l’information révélée par Christophe Jakubyszyn journaliste de RMC le 05 /10/2011 :
« l’alliance secrète Hollande/Valls »
Non seulement les alliances de l’entredeux tours sont prêtes, mais certains candidats ont même préparé le débat de ce soir ensemble pour se répartir les rôles et tromper leurs adversaires.
C’est la fameuse théorie des jeux, appelée aussi « dilemme du prisonnier ».
Si deux prisonniers coopèrent alors que les autres ne le savent pas, ils sont beaucoup plus forts.
Ce soir, les deux prisonniers s’appellent François Hollande et Manuel Valls.
Ils ont conclu une sorte de marché en décidant de faire campagne ensemble si François Hollande l’emporte. D’abord parce qu’ils sont assez proches idéologiquement.
Ensuite parce que Manuel Valls a choisi son camp très tôt pour en retenir le plus grand bénéfice.
Ça s’est d’ailleurs vu dès le débat de la semaine dernière.
Pendant la pause publicitaire, Hollande a fait passer un petit papier à Valls.
L’un des deux protagonistes confirme en off qu’il pouvait en effet leur arriver de préparer le débat ensemble, d’en parler, et de faire des coups, notamment pour prendre en sandwich Martine Aubry sur certains sujets.
À propos du ralliement de Ségolène Royal (6,95 % des voix) à Hollande
Ségolène Royal avait annoncé son ralliement à François Hollande parce qu’il était “arrivé en tête du premier tour et il est légitime d’amplifier cette avance”.
Ce ralliement qui invoque une légitimité dictée par la position au premier tour, et le besoin de créer une dynamique semble trouver ses origines dans d’autres raisons.
Voilà l’information révélée par Serge Raffy du nouvel observateur le 12/10/2011
« l’alliance secrète Hollande/Royal »
Au-delà motifs privés, le ralliement de la candidate malheureuse à son ex-compagnon se révèle être une revanche politique.
Leurs proches avaient compris que leur mariage de raison était programmé depuis plusieurs mois. Ils avaient pacifié leurs rapports personnels et se voyaient de temps en temps pour faire un tour d’horizon sur l’état du PS. Ils n’étaient plus que deux “hommes” politiques face-à-face. Leur alliance future était une évidence pour leur entourage, tant Ségolène Royal rêvait d’une vengeance contre le clan Aubry.
Mettons à part Arnaud Montebourg, dont le ralliement suscite l’étonnement..
il défendait des thèses proches de celles portées par Benoît Hamon et Henri Emmanuelli alliés de Martine Aubry.
Son attitude brouille son image et plombe son discours.
Ses électeurs du premier tour qui sont les plus à gauche du parti ne suivront pas un ralliement sans but collectif.
Tout ceci donne le sentiment que l’on prend le risque de voir se produire une injustice en laissant faire.
Martine Aubry qui a remis le parti au travail, qui l’a rassemblé, qui a bâti le projet, qui a tissé des liens de confiance avec toute la gauche, voit sa victoire menacée.
Venez voter pour Martine AUBRY
Venez défendre ce qui est juste.
Bien amicalement
Romain NOUAR